Alberto Giacometti, l’homme qui marcha

23
Oct 2018

Martin

Un éternel insatisfait

Dans une émission diffusée au lendemain de sa mort en 1966, Alberto Giacometti confie au journaliste qu’il ne peut s’expliquer que des personnes s’intéressent à son travail et qu’il en sera toujours étonné. Toute sa vie, il explorera les mêmes thèmes encore et encore, cherchant la perfection dans l’élaboration de ses sculptures, comme le fameux Homme qui marche, qui reste à ce jour la statue vendue la plus chère au monde, pour la modique somme de 141,28 millions de dollars. Elle figure également sur nos billets de 100chf au recto du portrait de l’artiste.

 

Jeunesse et formation

Alberto Giacometti naît dans le canton des Grisons en 1901. Aîné d’une fratrie de 4, il est le fils du peintre Giovanni Giacometti, qui le poussera très tôt à s’intéresser à l’art.

Au terme de son école obligatoires, il entreprend des études aux Beaux-Arts de Genève puis pars à Paris. Dans la capitale française, il découvrira le cubisme, la statutaire grecque et l’art africain, qui l’accompagneront et l’influenceront jusqu’à la fin de sa vie.

 

Affinités surréalistes  

Giacometti se liera ensuite d’amitié avec les surréalistes après avoir exposé avec Joan Miro et Jean Arp à la galerie Pierre. De là, il rencontre plusieurs grands noms du mouvement tels que André Breton, Salvador Dali et Louis Aragon. Il produira des gravures pour illustrer certaines publications et participa également à leur rédaction. En 1935, Il sera exclu du mouvement à cause de différents avec André Breton et d’autres personnes du mouvement, autant en matière d’art que de philosophie. Malgré une invitation de la part de Breton de le rejoindre pour participer à l’exposition « Le surréalisme en 1947 », Giacometti déclinera l’offre et continuera à travailler de manière indépendante.

 

Après-Guerre et heure de gloire

C’est en 1946-1947 que l’œuvre de Giacometti connaîtra son apogée. En effet, c’est à cette période qu’il commence à produire ses sculptures longues et filiformes coulées dans le bronze, comme l’homme qui marche ou l’homme qui pointe. Il expose ses nouvelles œuvres à la galerie Pierre Matisse puis en 1951 à la fameuse galerie Maeght. Dans les années 50, il continuera sa fabuleuse production en se concentrant sur des bustes et des sculptures de visages.

 

Fin de carrière et héritage

Vers la fin de sa vie, Alberto Giacometti se verra couvert de titres et de trophées, notamment par le prix Carnegie en 1961, le grand prix sculpture de la Biennale de Venise en 1962 ou encore le prix international des arts donné par la France en 1965.

Il s’éteint le 11 janvier 1966 dans une clinique en Suisse, laissant derrière lui une œuvre importante, composées de dessins et de sculptures diverses et variées. Il reste à ce jour un des artistes suisses les plus connus dans le monde et son Homme qui marche, un symbole de la sculpture contemporaine.

 

 

 

Sources  :

https://www.rts.ch/archives/tv/information/carrefour/3436053-alberto-giacometti.html

http://theses.univ-lyon2.fr/documents/getpart.php?id=lyon2.2009.augais_t&part=158193

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alberto_Giacometti

Image :

https://www.fondationbeyeler.ch/en/collection/work/detail/93-lhomme-qui-marche-sous-la-pluie/

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