Mon Lausanne – Exposition au Chalet d’Ouchy

24
Mai 2018

Martin

Le vendredi 25 Juin au soir, on est allé visiter l’expo de Mon Lausanne. Voici un petit compte rendu d’une expo très sympa.

Le chalet d’Ouchy est quand même un bâtiment tout à fait incongru dans cette partie de la ville en sous-gare. On se balade entre les immeubles remplis des appartements 3-4 pièces que l’on connait si bien et l’on tombe d’un coup sur un chalet au bois sombre avec des volets bleu turquoise. On ne peut s’empêcher de remarquer les rideaux de la véranda en plastique et l’on entend de loin la musique qui nous donne déjà envie de bouger. L’expo s’annonce bien !

La porte de la propriété passée, on pénètre dans un jardin calme et cosy, plein de verdure et surplombé par d’immenses arbres. Une fois le tampon reçu, c’est parti pour la visite.

On commence par découvrir un coin sape tout à fait sympathique. Les gars de la friperie G’old nous accueille à bras ouvert pour nous montrer les dernières pièces qu’ils ont dénichée et nous parler de leur entreprise. Juste en face des racks d’habits de seconde main, on peut même bénéficier des conseils mode d’une bloggeuse. Pratique non ?

Après avoir discuté un moment avec la représentante de cestlabase.ch, une campagne de la ville de Lausanne qui soutient des évènements sur le respect et la tolérance, on pénètre enfin dans le chalet pour commencer la visite de l’exposition. En rentrant, je croise un couple autour de la cinquantaine ! Un vrai plaisir de voir que cet évènement n’attire pas que les jeunes mais des gens de tous les âges.

Dès qu’on rentre, on a direct une impression d’arriver chez quelqu’un, tellement le lieu est relax, good vibe, chaleureux. Notez que je ne pourrais pas mentionner tous les artistes au risque d’avoir un article interminable à lire, mais je vais évoquer ceux qui m’ont le plus frappé.

On commence la visite dans la véranda avec des photos de Jahrel Jones, un jeune photographe lausannois de 18 ans. Des gros plans saisissants et un peu déroutants de visages féminins avec une atmosphère science-fiction. Le travail de Jay Bax est aussi très intéressant, avec tout d’abord l’image d’une jeune femme qui fixe le spectateur par l’intermédiaire d’un miroir, suivi d’une autre qui disparait à travers un grillage et d’une dernière qui semble être plongé dans une obscurité presque totale. On ressent directement une impression de tristesse, d’abandon, d’inatteignable.

On arrive ensuite dans un petit salon ou trône un petit sofa bien posé, qui surenchéris l’esprit chill et cozy. Ce qui me surprend ici, ce sont les 3 photos on-ne-peut-plus-rouge de la jeune photographe Selma Mandoudi. 15 ans seulement et pourtant des portraits si réussis ! Toutes habillées en rouge sur un fond de la même couleur, nous avons une jeune femme qui fume avec un porte cigarette, une qui nous regarde avec tristesse par-dessus ses lunettes et la dernière qui fait la grimace. Je vois ça comme un clin d’œil au jeune âge de l’artiste, mais peut-être ai-je tort. Une trilogie pleine de fraicheur qui, comme le dit la jeune artiste : « Nous fait du bien ».

On passe ensuite dans un couloir où sont exposés trois autres artistes. Celui qui me frappe le plus est le travail de Maxime Curchod. Ça tombe bien, il se tient juste à côté de moi. Il m’explique son travail qui dénonce l’abus de tabac. Après avoir vu son entourage commencer à fumer de plus en plus, il s’est fait la promesse de pas tomber dans cette sombre addiction. C’est depuis la crise cardiaque du père d’un de ses amis, qu’il s’est juré de ne jamais fumer. Son œuvre a donc une fonction non seulement esthétique mais surtout préventive. On observe trois photos d’une jolie fille avec une cigarette. Dans la première, elle la mord en nous regardant d’un air furieux et elle l’utilise comme un rouge à lèvre et une pince à cheveux dans les deux autres.

On arrive ensuite au salon, où l’on remarque directement un magnifique piano à queue, ainsi que de beaux fauteuils en cuir. Ici encore, divers artistes sont exposés avec divers portraits. Ce qui nous étonne Lucas et moi, c’est de trouver au coin trois toiles d’un certain Benoît Campiche, seules peintures dans une exposition où la photo domine. Un mélange de street-art et d’impressionnisme plutôt réussi qui nous fait contempler les toiles un bon moment.

Mais déjà j’entends la musique au dehors qui appelle. Sur une jolie terrasse, des tentes ont été érigée pour accueillir le beau monde quel que soit le temps. Ils proposent également des boissons et des hot-dogs à prix amical, et j’ai même vu une dame se balader avec des bananes frites. En plus du Dj set, je repère une guitare pour des éventuels live acoustique. Bref, c’est dans une douce odeur composée de soleil, de saucisse grillée et d’herbe qu’on sirote une bière en discutant avec quelques personnes avant nous en aller, content de cette chouette expo. La soirée du lendemain s’annonce bien !

 

Martin

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