Ferdinand Hodler, le maître du Parallélisme

12
Jan 2019

Martin

Enfance

Ferdinand Hodler est né à Berne le 14 mars 1853. Ainé d’une fratrie de six enfants il est issu d’un milieu très modeste, son père Jean Hodler étant charpentier et sa mère descendante d’une famille de paysans. Avant l’âge de huit ans, Ferdinand perd son père et deux de ses frères victimes de la tuberculose. Sa mère se remarie avec un peintre décorateur, père de cinq enfants venant d’un premier mariage.

Les finances familiales ne se montrant pas flamboyantes, le jeune Ferdinand sera vite amené à travailler, et ce dès l’âge de neuf ans, en assistant son beau-père dans divers travaux décoratifs. Ce sont ses premiers contacts avec le pinceau et la peinture et il y prendra rapidement goût.
Malheureusement, la tuberculose revient et lui prend cette fois sa mère. Peu après, Ferdinand est envoyé à Thoune afin d’entamer un apprentissage de peintre auprès de Ferdinand Sommer. Il apprendra là les fils du métier et notamment comment observer et saisir un paysage sur la toile.

Formation et carrière

Ferdinand se met vite à arpenter la Suisse en quête de connaissances picturales et d’inspiration. Il étudie dans plusieurs universités, dont celle de Genève et se rend dans divers musées afin d’entreprendre de copier  les tableaux qu’il apprécie. Il voyage aussi à Bâle ou il se plonge dans l’étude des travaux de Hans Holbein, et va même à Madrid afin de se familiariser avec les grands noms exposés au musée du Prado, comme Poussin, Titien et Velasquez. Il développe son propre style, travaillant majoritairement sur les paysages et les portraits, qu’il exécute avec un réalisme rigoureux.

Cependant son style ne reste pas figé et Ferdinand Hodler évolue vite en direction d’une nouvelle manière de peindre, plus expérimentale. Il ajoute à ses compositions des éléments de l’art nouveau et du symbolisme. Tout le génie de ces expérimentations osées peuvent être observées sur  “la Nuit”, une peinture qui a su choquer lors de sa première exposition. Jeter y un coup  d’œil et vous verrez tout de suite pourquoi !

 

“La nuit”, Ferdinand Hodler, 1889-1890

 

Hodler développe finalement son propre style, qu’il qualifie de « parallélisme ». Ce mouvement se concentre sur la symétrie et le rythme, deux choses qui sont facilement identifiable dans la société d’aujourd’hui selon lui. Il lui vient en mélangeant le réalisme de Gustave Courbet avec la technique de peinture de Paul Gauguin. On peut observer l’effet de ces idées dans des peinture tel que “L’élu” ou encore dans “Eurythmie” (ici, le rythme Se retrouve même dans le titre, ce qui est intéressant).

“La Nuit” et “Eurythmie” avec “le Jour” seront exposées à l’Exposition Universelle à Paris, où elles recevront des prix. Ce fut le début de son succès international et de son émancipation de la pauvreté. Il fut ensuite membre de divers groupes d’artistes et fut invité à exposé dans divers endroits, comme Vienne et Berlin. On peut également observer des expérimentations avec l’impressionnisme dans les travaux vers la fin de sa vie.

 

“Eurythmie”, Ferdinand Hodler, 1895

 

Héritage

Ferdinand Hodler sera toujours remémoré comme un de pilier de l’art suisse et un de ses peintres de talent. Il a non seulement fait avancer l’art grâce à ses diverses expérimentations, mais il a aussi su se faire connaître par ses peintures à thème patriotiques qui ont su cristalliser l’identité nationale suisse.
La plupart de ses travaux en mains publics sont maintenant exposée dans des musées de renom, comme le musée d’Orsay à Paris et le Musée Métropolitain à New York. Encore maintenant, il reste considéré comme un des fondateurs de l’art moderne, surtout dans les pays germanophones.

 

 

 

Sources

https://en.wikipedia.org/wiki/Ferdinand_Hodler
https://www.wikiart.org/en/ferdinand-hodler
http://www.artnet.com/artists/ferdinand-hodler/
http://www.visual-arts-cork.com/famous-artists/ferdinand-hodler.htm
https://www.kmw.ch/ausstellungen/ferdinand-hodler-alberto-giacometti/

 

Image d’en tête : Fatigués de la vie, Ferdinand Hodler, 1892