Fifille

 de ©Fifille
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Fifille

“Fifille, c’est d’abord un jeu de mots entre : « φ² » et « fille ». Fifille, c’est aussi l’enfant de dix ans emplie d’une curiosité insatiable qui dévore des bandes dessinées – « le Petit Spirou » tout particulièrement – et découvre le monde en arborant un air faussement naïf, un brin insolent et terriblement attachant. Fifille, c’est le versant émotif de Frédérique Nierlé qui assume à merveille ce petit côté Peter Pan. Caméléon aux nombreuses passions, elle affectionne l’écriture qu’elle chérit inconditionnellement, la musique, le cinéma, le voyage aussi. Si Fifille est une partie de Fred, il y a toujours une place pour autre chose, quelque chose d’autre, une autre envie. Fifille, c’est un trait enfantin aux couleurs vives, un je-ne-sais-quoi d’acidulé qui ravit les pupilles. Ce qui intrigue, c’est sans doute l’habile contraste qui met en scène une inépuisable fascination à l’égard de l’autodestruction et la perte de soi, sous couvert d’une délicieuse naïveté. Lorsque le stylo-feutre glisse, crisse un slogan qui se veut puissant, politiquement incorrect parfois, auquel se mêlent poésie et sarcasme : une phrase qui poignarde. Partout où se promène Fred, Fifille s’inspire. L’écriture fixe – pour ne pas être oubliées – les idées sur des bouts de papier qui s’accumulent, après avoir été soigneusement agrafés un peu partout.
Fifille est sensible, sans cible, imprévisible : elle s’exprime à sa guise, portée par un élan qui inspire. Elle expérimente de nouvelles techniques, de la bombe à graff à l’acrylique, en passant par l’aquarelle et le marqueur, réinventant son art continuellement. C’est sans doute ce qui lui confère son genre mouvant, inclassable.”

 

Cassiane pour Epic-Magazine